Aru : Georges Angunizu Manikani réclame une enquête indépendante après l'évasion à la prison centrale et évoque de présumées complicités
Aru (Ituri). Georges Angunizu Manikani multiplie les prises de parole sur la situation sécuritaire préoccupante dans le territoire d'Aru. Selon lui, la recrudescence des braquages visant les opérateurs économiques, particulièrement à Ariwara, ainsi que la récente évasion de détenus de la prison centrale d'Aru, soulèvent de nombreuses interrogations et nécessitent des investigations approfondies.
Il rappelle que cette dégradation de la sécurité aurait conduit les commerçants d'Ariwara et les organisations de la société civile à observait une journée « ville morte » et à déposer un mémorandum réclamant le départ de certaines autorités, qu'ils jugeaient incapables de faire face à l'insécurité.
Selon Georges Angunizu Manikani, après l'arrestation en Ouganda de présumés bandits armés opérant à Ariwara, ces derniers ont été remis aux autorités judiciaires congolaises à Aru. Il affirme que, lors de leurs auditions, certains suspects auraient cité les noms de plusieurs autorités influentes de Bunia et d'Aru. À ce jour, ces allégations n'ont toutefois fait l'objet d'aucune confirmation officielle de la part de la justice.
Il indique également qu'à la suite de ces développements, une délégation aurait de Bunia s'est rendue à Aru. Dans ce contexte, le président de la jeunesse, certains de ses collaborateurs ainsi que des membres de la société civile ont été interpellés dans le cadre d'une enquête portant notamment sur des pancartes hostiles apparues dans la zone.
Pour Georges Angunizu Manikani, l'évasion des présumés bandits de la prison centrale d'Aru, qui a entraîné le report de l'audience publique prévue la semaine dernière, renforce les inquiétudes de la population. Il estime que les circonstances de cette évasion doivent être élucidées afin d'éviter toute entrave à la manifestation de la vérité.
Il exprime par ailleurs ses préoccupations quant à la sécurité du coordonnateur de la société civile, du président de la FEC, du président du Conseil de la jeunesse de Zaki ainsi que du chef de la chefferie de Zaki, qu'il considère exposés en raison de leur implication dans les revendications citoyennes. Il demande au gouverneur militaire de l'Ituri de prendre les dispositions nécessaires pour assurer leur protection.
Enfin, Georges Angunizu Manikani appelle les autorités judiciaires et sécuritaires à diligenter une enquête indépendante, impartiale et transparente afin d'établir les circonstances exactes de cette évasion, de préserver l'intégrité du dossier judiciaire et de déterminer les responsabilités éventuelles, dans le strict respect de la présomption d'innocence de toutes les personnes citées tant qu'aucune décision de justice définitive n'a été rendue.
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