À Université de l’Uélé, le juriste en formation Jérémie Gérôme Atanguru alerte sur la faible représentation des femmes dans les espaces politiques et décisionnels, particulièrement dans les milieux ruraux de l’Uélé. Selon lui, malgré les discours en faveur de l’égalité, la politique reste encore perçue comme un domaine réservé aux hommes, ce qui freine fortement la participation féminine dans les collectivités locales et les instances communautaires.
Pourtant, le cadre légal en République démocratique du Congo reconnaît clairement l’égalité entre l’homme et la femme. L’article 14 de la Constitution congolaise impose à l’État de promouvoir une représentation équitable des femmes dans les institutions publiques. À cela s’ajoute la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF/CEDAW), adoptée par l’Organisation des Nations unies et ratifiée par la RDC. Cependant, ces engagements restent encore peu visibles dans les réalités locales.
Dans plusieurs territoires ruraux de l’Uélé, les femmes continuent de subir des obstacles liés au manque d’éducation, à l’absence de formations politiques et aux pesanteurs culturelles. Beaucoup de communautés considèrent encore que la prise de parole publique et la gestion politique sont réservées aux hommes. Cette situation réduit les chances des femmes d’accéder aux postes de responsabilité et limite leur contribution au développement local.
Pour Jérémie Gérôme Atanguru, l’éducation constitue la principale solution pour renforcer la parité. Il estime qu’une femme instruite et formée à la citoyenneté peut mieux défendre ses droits, participer aux débats publics et exercer des responsabilités dans la gestion des affaires communautaires. L’autonomisation des femmes à travers l’école et la formation civique apparaît ainsi comme un moyen essentiel de transformer l’égalité théorique en réalité concrète.
Face à cette situation, il appelle les autorités, les universités et la société civile à passer des discours aux actions concrètes. L’application effective des lois sur la parité, l’organisation des formations ciblées et la sensibilisation dans les villages sont nécessaires pour promouvoir une participation équilibrée des femmes et des hommes. Selon lui, sans une véritable inclusion féminine dans la gouvernance locale, le développement de l’Uélé restera incomplet.
flashnews.cd
Politics & Global Affairs
Isiro, la Parité en politique à l’Université de l’Uélé : un combat encore à mener dans les milieux ruraux
L’article 14 de la Constitution congolaise impose à l’État de promouvoir une représentation équitable des femmes dans les institutions publiques.
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