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Garamba : face aux dénonciations des riverains sur la gestion du parc, les dirigeants restent sourds. Dixit Benjamin Vita

Selon lui, depuis la création du parc en 1938, les communautés riveraines ont été insuffisamment associées aux postes de responsabilité au sein de l'institution.

J John Agasuru • • 105 lectures
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Alors que les acteurs des médias, les responsables politiques et les communautés riveraines du Parc national de la Garamba multiplient les dénonciations sur leurs conditions de vie et les difficultés liées à la gestion de cette aire protégée, les tensions semblent persister.     Invité de l'émission « Parlons au Quotidien » diffusée ce jeudi 11 juin 2026 sur Azibe FM Tadu (98.0 MHz), Benjamin Vita, citoyen engagé pour le développement du territoire de Faradje et observateur de la vie sociale locale, est revenu sur les préoccupations des populations vivant aux abords du Parc national de la Garamba ainsi que sur les défis liés à la cohabitation entre les communautés et les gestionnaires du parc.     Au cours de son intervention, ce fils du groupement Budu a d'abord reconnu l'importance et la valeur du Parc national de la Garamba, considéré comme une fierté nationale et internationale. Toutefois, il estime que les difficultés observées sur le terrain résultent davantage de certaines pratiques de gestion que de l'existence même du parc.     Selon lui, depuis la création du parc en 1938, les communautés riveraines ont été insuffisamment associées aux postes de responsabilité au sein de l'institution. Il déplore que la plupart des fonctions décisionnelles soient occupées par des personnes venues dans d'autres régions, alors que les habitants locaux, qui maîtrisent les réalités du terrain, sont souvent cantonnés à des emplois moins rémunérés.    
« Depuis l'époque coloniale jusqu'à aujourd'hui, aucun fils des territoires riverains n'a véritablement été placé au cœur de la gestion du parc. Même certains postes techniques ou de communication sont souvent confiés à des personnes venues d'ailleurs », a-t-il déclaré.
    Benjamin Vita s'est également interrogé sur les retombées concrètes du parc pour les populations locales depuis sa création. Selon lui, les communautés attendent davantage d'actions visibles en matière de développement social et économique.     Face à cette situation, il a lancé un appel aux gestionnaires du Parc national de la Garamba afin qu'ils renforcent le dialogue avec les populations riveraines. Il recommande notamment une sensibilisation accrue sur les limites exactes du parc ainsi que sur les dispositions légales encadrant sa gestion, particulièrement celles relatives à la protection de la faune et à l'utilisation des ressources naturelles.     Le jeune leader estime que plusieurs incompréhensions entre les communautés et les autorités du parc trouvent leur origine dans un manque d'information et de concertation.     Enfin, il a invité les élus nationaux et provinciaux à s'impliquer davantage dans l'examen des préoccupations des populations concernées, notamment en ce qui concerne les textes légaux qui régissent les activités autour des aires protégées.     Pour Benjamin Vita, la recherche d'un équilibre entre la conservation de la biodiversité et le bien-être des populations locales demeure une nécessité pour garantir une coexistence pacifique et durable entre le parc et les communautés riveraines.     La rédaction
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