Menée par son centre de recherche en épidémiologie « Epicentre », avec l’appui de l’OMS, du ministère de la Santé et Africa CDC, l’étude vise notamment à produire des données sur l’utilisation du vaccin Ervebo dans le contexte de la flambée du virus Ebola dans l’Est de la RDC.
A en croire un communiqué de presse relayé par les services de communication de MSF, l’étude doit s’étendre sur six (6) mois, dont trois (3) mois consacrés à la vaccination. Elle prévoit de cibler jusqu’à 20 000 travailleurs de première ligne en Ituri et au Nord-Kivu, deux zones fortement touchées par l’épidémie. Cette dernière va permettre de documenter l’utilisation du vaccin Ervebo et d’évaluer son éventuelle protection contre le virus Bundibugyo dans des conditions réelles d’épidémie.
Toutefois, MSF rappelle qu’Ervebo est actuellement le seul vaccin contre Ebola disposant d’une homologation et d’une préqualification de l’OMS. Il est destiné à protéger contre le virus de la souche Zaïre et non contre Bundibugyo, responsable de l’épidémie actuelle.
« Bien qu’Ervebo n’ait pas été initialement développé pour protéger contre le virus Bundibugyo, certaines données préliminaires suggèrent qu’il pourrait offrir un degré de protection contre cette souche », explique Guyguy Manangama, médecin épidémiologiste et directeur adjoint des opérations de MSF.
Dans ce contexte, l’étude Bravo doit ainsi générer des données en conditions réelles sur l’utilisation d’Ervebo auprès de cette population. Elle s’inscrit dans un contexte plus large des efforts déployés par les autorités congolaises et leurs partenaires pour contenir une épidémie qui continue de s’étendre géographiquement.
Il convient de noter qu’en attendant les résultats de ces recherches et l’arrivée éventuelle de vaccins spécifiquement ciblés contre le virus Bundibugyo, les autorités sanitaires et leurs partenaires continuent de s’appuyer sur un ensemble d’interventions destinées à réduire la transmission et la mortalité liées à l’épidémie.
Rédaction



Aucun commentaire pour le moment.